Moderering ouvre gratuitement son moteur de détection de contenus illicites aux agences gouvernementales jusqu’au 30 septembre 2026. La jeune entreprise française veut renforcer les capacités d’enquête face à la hausse des crimes commis ou organisés en ligne.
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J'en profiteLes contenus criminels circulent toujours plus vite sur internet, tandis que les services chargés de les repérer peinent à suivre le rythme. Face à ce constat, la société française Moderering annonce qu’elle met gratuitement sa technologie de détection de contenus illicites à la disposition des agences gouvernementales françaises et européennes jusqu’au 30 septembre 2026. L’objectif affiché est simple : donner aux enquêteurs et aux autorités des moyens supplémentaires pour identifier plus rapidement les infractions en ligne.
Une réponse à la multiplication des crimes numériques
Cyberharcèlement, sextorsion, diffusion de contenus sexuels non consentis, pédocriminalité ou encore vidéos de violences : les affaires récentes rappellent que les réseaux numériques servent désormais à préparer, diffuser ou faciliter des actes criminels. Moderering estime que les moyens humains ne suffisent plus à répondre à cette évolution.
L’entreprise s’appuie sur plusieurs données pour justifier son initiative. En France, 125 000 victimes d’atteintes numériques ont été recensées en 2024. Les violences en ligne représentent désormais 12 % des atteintes aux personnes et les signalements liés à la sextorsion ont fortement progressé entre 2022 et 2024.
Le fondateur et directeur général de Moderering, Alexandre Sossou, résume cette conviction : « Dans chaque affaire, le même constat : internet sert de terrain de chasse. Les crimes se préparent sur nos réseaux, se commettent dans nos villes, dévastent des vies réelles. » Selon lui, si la technologie permet d’accélérer les enquêtes et de protéger davantage de victimes, elle doit être mise au service des institutions sans attendre.
Une technologie pensée pour assister les enquêteurs
Le moteur développé par Moderering analyse automatiquement de grandes quantités de contenus publiés sur le web. Il combine plusieurs techniques d’intelligence artificielle avec une supervision humaine afin d’identifier des contenus illicites, de les qualifier et de produire des éléments exploitables par les autorités compétentes.
L’entreprise affirme que cette solution permettrait d’effectuer un volume d’analyse équivalent au travail de 2 000 policiers mobilisés pendant vingt-quatre heures. Les enquêteurs pourraient ainsi consacrer davantage de temps aux investigations, aux décisions judiciaires et aux procédures qui nécessitent une intervention humaine.
Moderering cite également plusieurs exemples récents pour illustrer les limites de la modération actuelle sur certaines plateformes, notamment la diffusion de contenus illicites qui échappent encore aux systèmes automatisés ou aux contrôles humains.
Un accès gratuit pour les organismes publics
L’offre concerne les administrations et agences françaises ou européennes chargées de lutter contre les contenus illicites en ligne. Des organismes comme l’ARCOM, l’OFAC, PHAROS, le C3N de la Gendarmerie nationale, le ComCyber, la section J3 du tribunal judiciaire de Paris ou encore Europol figurent parmi les structures qui peuvent solliciter cet accès.
La procédure annoncée se veut rapide. Les organismes intéressés doivent transmettre une demande à Moderering et préciser leur mission et le périmètre d’utilisation envisagé. Après validation du dossier, l’entreprise prévoit une ouverture des accès sous 48 heures ouvrées, sans frais ni engagement jusqu’au 30 septembre 2026.
En parallèle de cette opération, Moderering propose également aux journalistes une démonstration de sa technologie afin de montrer concrètement les contenus détectés, les performances du système et les différences observées avec les outils de modération déployés par les grandes plateformes.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.