Les cyberattaques récentes révèlent les dangers d’une centralisation excessive des données. Le CEO de Jamespot, Alain Garnier, plaide pour une stratégie multiservice et un cloud souverain.
Les intrusions informatiques qui ont visé des instances publiques françaises ne sont pas de simples incidents. Elles montrent à quel point la centralisation des données peut fragiliser un système entier. Alain Garnier, expert en collaboration cloud, appelle à repenser l’architecture numérique pour renforcer la résilience. Sa vision : distribuer les services et protéger les données sensibles via un cloud souverain.
Une vulnérabilité structurelle trop souvent ignorée
Deux cyberattaques ont récemment permis le vol d’armes et l’exfiltration de données sensibles. Plus qu’un simple incident, ces intrusions révèlent une réalité alarmante : lorsqu’un système centralise l’ensemble des informations stratégiques, une seule brèche peut suffire à le faire vaciller.
Alain Garnier, dirigeant de Jamespot, acteur reconnu du collaboratif cloud français, alerte ! « Une architecture unifiée devient un point de rupture unique. Une faille, et c’est tout un système qui tombe. » Pour lui, il est impératif de repenser l’infrastructure numérique des organisations. Cela passe par l’adoption d’une logique distribuée.
Hyperscalers : une dépendance qui fragilise
Depuis une décennie, nombre d’organisations ont déplacé leurs infrastructures vers les géants du cloud : AWS, Google Cloud, Microsoft Azure. Un choix pratique et puissant, mais qui n’est pas sans conséquences. « Cette concentration technologique crée une dépendance critique, tant sur le plan technique que juridique », explique Alain Garnier.
En cas de faille, ou même de changement de politique unilatérale de l’un de ces fournisseurs, c’est toute la structure qui se retrouve à risque. D’autant plus que ces fournisseurs sont souvent soumis à des juridictions extraterritoriales. Cela ajoute une couche de complexité réglementaire.
Vers une architecture résiliente et souveraine
Face à ce constat, une nouvelle démarche s’impose : multiservice, souveraine, distribuée. L’objectif ? Éviter l’effet domino. Une cyberattaque ne doit pas pouvoir désactiver une organisation entière.
La résilience passe par la segmentation des usages, la répartition des flux, l’usage de clouds souverains sur les périmètres critiques. « Ce n’est plus l’heure d’adopter le cloud, mais de maîtriser son architecture numérique », insiste Garnier. Une stratégie où chaque composant est choisi, positionné et gouverné selon sa sensibilité.
Cela implique de reprendre la main sur les données, en particulier les plus sensibles. Pour cela, le cloud souverain reste une brique incontournable. Il garantit un contrôle sur la chaîne technologique et sur la gouvernance des données. Face à des cybermenaces de plus en plus ciblées et destructrices, seule une architecture pensée pour l’incident peut assurer la continuité et la sécurité des activités.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.