Ascenseurs, contrôle d’accès, chauffage ou vidéosurveillance : les immeubles connectés multiplient les points d’entrée potentiels pour les cyberattaques. Selon Savills France, la cybersécurité des bâtiments devient aussi un critère de sélection pour les entreprises.
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Sécuriser mes appareils avec BitdefenderLa sécurité d’un immeuble ne se mesure plus seulement à la solidité de ses portes ou à ses dispositifs de surveillance. Les réseaux informatiques qui pilotent ses équipements occupent une place croissante dans son fonctionnement. Une faille peut perturber plusieurs services, voire empêcher temporairement son utilisation. Dans une nouvelle étude, Savills France examine les risques associés à cette transformation des bureaux.
Les bâtiments connectés multiplient les vulnérabilités
Les immeubles modernes reposent sur une multitude de systèmes numériques. Gestion technique, ventilation, chauffage, ascenseurs et applications destinées aux occupants fonctionnent grâce à des équipements interconnectés. Cette organisation facilite le pilotage des installations, mais élargit aussi les possibilités d’intrusion informatique.
Selon les données reprises par Savills France, 75 % des systèmes de gestion technique du bâtiment étudiés dans le monde présenteraient au moins une vulnérabilité connue sur leurs équipements. Une cyberattaque peut alors affecter directement le fonctionnement de l’immeuble. Les conséquences vont de l’interruption de certains services à l’indisponibilité temporaire des locaux. Pour les entreprises occupantes, ces incidents peuvent perturber l’activité quotidienne. Les propriétaires s’exposent également à des frais de remise en état et à une dégradation de l’image de leur bien.
La cybersécurité influence les choix immobiliers
Les entreprises commencent à examiner la protection numérique des bâtiments avant de s’y installer. Certains grands groupes intègrent déjà la sécurité des réseaux et des objets connectés dans leurs audits immobiliers. Ces vérifications complètent les analyses techniques, financières et environnementales habituelles. Elles concernent particulièrement les organisations soumises à des obligations réglementaires strictes ou fortement dépendantes de leurs infrastructures numériques.
Péroline Prévost-Manseau, Head of Agency and Workthere chez Savills France, observe cette évolution dans les attentes des entreprises. Selon elle, les immeubles devront progressivement apporter des garanties sur la protection de leurs équipements, de leurs réseaux et de leurs données. Ces exigences pourraient rejoindre celles relatives au confort des occupants et à l’efficacité énergétique.
Un nouveau facteur de valorisation immobilière
Pour les propriétaires, la protection informatique doit désormais accompagner toute la vie du bâtiment. Cela implique notamment d’identifier les équipements connectés et de coordonner les équipes techniques et informatiques. La question concerne aussi les investissements immobiliers.
Cyril Robert, Head of Research chez Savills France, estime qu’un niveau de cyber-résilience documenté pourrait devenir un argument de différenciation entre les bureaux. Les immeubles dotés de dispositifs de sécurité éprouvés seraient ainsi mieux placés face aux exigences des utilisateurs. À l’inverse, les bâtiments équipés d’infrastructures anciennes pourraient nécessiter des travaux de modernisation.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.