Des smartphones Android d’entrée de gamme arrivent avec un malware déjà intégré à leur système. Baptisée Midnight Mimosa, cette campagne découverte par Bitdefender touche aussi la France, parmi les trois pays les plus affectés.
🔥 Nous recommandons Bitdefender
Après avoir analysé et testé de nombreuses solutions, Bitdefender s’impose comme le choix numéro 1 grâce à sa défense proactive, sa discrétion et son absence d'impact sur les performances. Il protège efficacement vos appareils contre les virus, ransomwares et liens suspects tout en préservant l'autonomie et la rapidité de votre machine.
Sécuriser mes appareils avec BitdefenderAcheter un téléphone neuf ne garantit plus qu’on aura sous la main un appareil sain ! Le 13 octobre 2026, Bitdefender a révélé les résultats de ses recherches sur Midnight Mimosa. Ses équipes ont suivi cette campagne pendant près de deux ans. Elles ont repéré des milliers de smartphones infectés dans plus de 150 pays. Particularité inquiétante : le logiciel malveillant se cache directement dans le firmware.
Des smartphones infectés dès leur fabrication
Les appareils concernés appartiennent principalement à la catégorie des smartphones Android à petit prix. Ils sont vendus sous différentes marques et utilisent des plateformes MediaTek. Le malware se trouve dans le firmware, le logiciel interne nécessaire au fonctionnement du téléphone.
L’infection précède donc la première utilisation. Même un appareil fraîchement sorti de sa boîte peut déjà héberger le programme malveillant. Une désinstallation classique ne suffit pas à l’éliminer, puisque celui-ci fait partie du système.
Les détections se concentrent particulièrement au Mexique, en France et en Italie. Les chercheurs ont également identifié des appareils infectés aux États-Unis, en Allemagne, au Brésil et en Espagne. Au total, la campagne s’étend à plus de 150 pays.
Un faux service système aux pouvoirs étendus
Pour passer inaperçu, Midnight Mimosa se présente sous le nom banal de « System ». Derrière cette appellation se cache pourtant un programme doté de privilèges élevés. Il peut installer des applications sans demander l’autorisation du propriétaire, en supprimer d’autres ou modifier leurs permissions. Le malware possède aussi la capacité de télécharger et d’exécuter du code à distance.
Autre manipulation repérée par Bitdefender : la désactivation temporaire du Google Play Store pendant certaines installations. Les chercheurs soupçonnent une technique destinée à échapper aux contrôles de Play Protect, le dispositif de sécurité de Google.
La fraude publicitaire constitue la principale activité observée. De fausses applications diffusent des publicités invisibles et simulent des clics pour générer des revenus. Les opérateurs peuvent également collecter des informations techniques, détourner les téléphones comme proxys résidentiels ou les intégrer à des botnets.
13 applications frauduleuses repérées sur Google Play
L’enquête ne s’arrête pas aux téléphones infectés. Bitdefender a aussi identifié treize applications sur Google Play qui utilisent le même code de fraude publicitaire. Elles communiquent avec les serveurs associés à Midnight Mimosa.
Un autre élément intéresse les chercheurs. Certains firmwares possèdent des signatures numériques liées à des certificats associés à un fabricant installé à Shenzhen, en Chine. Cette piste ne permet toutefois pas d’identifier le responsable de l’infection. Le logiciel a pu être introduit à différentes étapes de la chaîne d’approvisionnement. Bitdefender n’attribue donc cette campagne à aucun fabricant ou vendeur en particulier.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.