Muse, le nouvel agent IA de Meta, collecte 31 des 35 types de données recensés par l’Apple App Store. Encore absent de France, il se place déjà juste derrière Meta AI dans une étude de Surfshark consacrée à 13 assistants IA.
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Sécuriser mes appareils avec BitdefenderMeta a lancé Muse début septembre aux États-Unis. Quelques semaines plus tard, l’outil se distingue déjà par la quantité de données personnelles qu’il peut récupérer. L’étude de Surfshark est basée sur les déclarations affichées dans l’App Store au 22 septembre 2026. Elle montre de forts écarts entre les principaux chatbots IA.
Muse talonne déjà Meta AI
Meta AI occupe la première place avec 33 types de données collectés sur les 35 recensés par Apple. Muse arrive juste derrière avec 31 catégories. Google Gemini complète le podium avec 24 types.
La moyenne des 13 assistants étudiés atteint seulement 13 catégories. Les deux outils de Meta se situent donc très au-dessus de ce niveau.
ChatGPT apparaît quatrième avec 17 types de données, contre 10 lors de la précédente analyse de Surfshark. DeepSeek suit avec 14. À l’autre extrémité, Pi en collecte trois : identifiant utilisateur, interactions avec le produit et données de plantage. Duck.ai et Mistral Vibe en déclarent 6 chacun, tandis que Grok en compte 7.
Un agent accède à davantage
Muse appartient à une catégorie particulière. Contrairement à un chatbot cantonné à une conversation, un agent IA peut exécuter certaines tâches pour son utilisateur. Cela peut nécessiter l’accès à des services comme une messagerie, un agenda ou des outils de paiement. Cette capacité multiplie les données susceptibles d’être traitées.
Surfshark relève également que les interactions avec Muse servent par défaut à l’entraînement des systèmes d’IA de Meta. L’utilisateur doit modifier lui-même les paramètres s’il souhaite désactiver cette utilisation. La localisation figure aussi parmi les données examinées. Gemini, Meta AI, Muse et Perplexity peuvent récupérer une position GPS précise. ChatGPT, Claude, DeepSeek et Copilot utilisent, selon l’étude, une localisation approximative.
Muse reste absent de France
Surfshark relève également la collecte de données qualifiées de sensibles. Meta AI, Muse et Gemini sont les trois seuls assistants étudiés concernés. Cette catégorie englobe notamment les opinions politiques, les convictions religieuses, l’origine ethnique, certaines données biométriques ou encore l’appartenance syndicale.
Muse reste pour l’heure réservé aux adultes aux États-Unis et au Canada. Son arrivée en France et dans le reste de l’Europe n’a pas encore de date annoncée. Certains internautes français tentent toutefois d’utiliser l’agent grâce à un VPN connecté aux États-Unis. Les résultats rapportés restent variables. Une éventuelle disponibilité européenne placerait Muse face aux règles du RGPD et de l’AI Act, notamment pour les agents capables d’exécuter des actions au nom de leur utilisateur.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.