L’été peut être fatal à vos infrastructures IT si vous ne l’anticipez pas. Voici les erreurs informatiques qui coûtent (très) cher aux entreprises.
Alors que l’été rime avec congés et relâchement, il représente un pic de vulnérabilité pour les systèmes informatiques des entreprises. Antony Derbes, Président d’Open Lake Technology, alerte sur cinq erreurs critiques à ne pas commettre. Dans une analyse sans détour, il rappelle que l’IT n’a pas de pause estivale et que la prévention est plus stratégique que jamais.
L’illusion du calme est une menace silencieuse
Première erreur pointée du doigt : penser que l’activité ralentit signifie que les risques informatiques baissent. Antony Derbes est catégorique : « Mauvaise nouvelle : les cyberattaques, elles, ne prennent pas de vacances. » C’est justement ce relâchement, doublé d’un monitoring allégé, qui ouvre la voie aux incidents techniques ou aux intrusions. Ce que beaucoup perçoivent comme une accalmie opérationnelle peut en réalité créer une faille béante dans la défense numérique. À l’image d’un système cardio-respiratoire, l’IT doit rester en activité constante pour éviter l’effondrement. Les audits de sécurité ou les tests de résilience sont souvent repoussés à septembre, une erreur selon Derbes, car « ce qui ne se voit pas en septembre se prépare en juillet. »
L’absence de relais humain fragilise la chaîne
Le facteur humain reste l’un des maillons les plus critiques en période estivale. Trop d’entreprises laissent partir leur DSI ou leur expert réseau sans plan de relève. « Si votre DSI est sur une plage sans réseau, qui agit en cas de crise ? » interroge le président d’Open Lake Technology. L’idée que le simple stockage de sauvegardes suffit à prévenir une catastrophe est un leurre. « Un bon backup, ce n’est pas qu’un fichier. C’est une équipe. » Cette remarque souligne une carence fréquente dans les stratégies de continuité d’activité. Il ne suffit pas de disposer des bons outils, encore faut-il que les personnes formées pour les utiliser soient disponibles. Sans coordination humaine, la meilleure architecture IT peut se transformer en château de cartes.
La technique n’aime ni la chaleur ni les délais
Parmi les risques souvent sous-estimés figure la température ambiante des infrastructures. Les serveurs n’aiment pas l’été. « Une salle serveur mal ventilée en plein mois d’août, c’est une bombe à retardement. » L’alerte vaut aussi pour les environnements cloud, où il est important de s’assurer que les fournisseurs respectent leurs engagements de refroidissement et de disponibilité. À cela s’ajoute un autre comportement à risque : repousser les mises à jour de sécurité. Là encore, le timing est mal choisi : « C’est une invitation directe aux ransomwares. » En réalité, la période estivale se prête parfaitement à ce type d’interventions, justement parce que les utilisateurs sont moins nombreux et que les perturbations sont limitées. Comme vous l’aurez compris ! Sécuriser en été, c’est investir dans la stabilité de la rentrée.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.