Les cybermenaces générées avec l’IA accentuent le stress des professionnels IT. Une enquête Object First mesure cette pression et les attentes autour des sauvegardes immuables.
L’IA améliore la productivité des professionnels de l’informatique, mais elle renforce aussi la pression liée aux cyberattaques. Une enquête d’Object First montre l’ampleur du phénomène auprès de 1 100 répondants. Les métiers de l’informatique et de la sécurité paient un lourd tribut au renforcement des risques numériques. Selon l’enquête d’Object First, 91 % des professionnels interrogés se disent particulièrement stressés face aux risques de sécurité, contre 84 % en 2025.
L’IA accentue la pression au travail
Le contraste est net. Neuf répondants sur dix, soit 90 %, déclarent que les outils d’IA améliorent leur productivité. Dans le même temps, 70 % affirment que la hausse des cybermenaces générées avec l’IA augmente leur stress professionnel. Seuls 24 % des professionnels interrogés considèrent leur organisation bien équipée pour faire face à ces menaces.
Pour les équipes IT, la pression ne vient toutefois pas uniquement de l’intelligence artificielle. Le risque de cyberattaque arrive en tête des facteurs cités, avec 50 % des réponses. La charge de travail élevée ou les effectifs insuffisants atteint aussi 50 %. Suivent la disponibilité des systèmes à maintenir, à 44 %, puis les lacunes des processus de sauvegarde et de restauration, à 41 %.
Restaurer les données reste difficile
Près de trois quarts des répondants, soit 74 %, jugent leurs outils de restauration difficiles à utiliser sans expertise en sécurité informatique. La capacité à remettre les systèmes sur pied après une attaque soulève donc de fortes inquiétudes. Seuls 37 % des professionnels interrogés se disent convaincus de pouvoir récupérer toutes les données de leur entreprise après une attaque par ransomware.
Cette incertitude pèse directement sur le travail. Selon l’enquête, 78 % des répondants estiment que le stress professionnel nuit à leurs performances. Quarante-deux pour cent ressentent aussi une pression de leur direction pour « tout réparer » après un incident de sécurité.
L’immuabilité au cœur des attentes
Face à cette pression, 86 % des personnes interrogées estiment que des sauvegardes absolument immuables pourraient réduire leur stress. Object First définit cette protection comme un système qui empêche toute modification ou suppression des données, même avec les privilèges administrateur les plus élevés.
Le sujet dépasse la seule question technique. Dix-neuf pour cent des répondants disent se sentir « désespérés et dépassés » pendant ou après un incident. Dans le même temps, 59 % considèrent que leur entreprise ne donne pas systématiquement la priorité au bien-être et à la santé mentale.
Cette situation pèse aussi sur la fidélité des salariés. Trente-neuf pour cent envisagent de démissionner, tandis que 60 % ont pensé à changer d’emploi ou cherchent activement un nouveau poste en raison du stress professionnel. L’enquête a été menée par Dynata en juillet 2026 auprès de 1 100 adultes travaillant dans l’informatique ou la sécurité B2B.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.